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On donne la parole à n’importe qui !



N’importe qui : voilà notre classification dès lors que nous ne sommes pas reconnus pour notre rang dans la société, notre niveau d’études ou encore notre culture générale. Dommage.

Nous sommes abreuvés d’informations et autres contre-expertises qui les discréditent. Nous voilà alors sous l’emprise des scoops, des débats, des enquêtes. Nous voilà réduits à écouter pour prendre position derrière le discours qui nous dérange le moins. Suiveurs dessaisis de notre liberté de penser par nous-mêmes

Penser ? C’est-à-dire ? Avons-nous vraiment besoin de connaître tous les détails pour mesurer les enjeux ? N’avons-nous pas le sentiment d’être perdus au milieu de ces grands discours ? Le savoir peut-il à lui seul décider de notre sort ? Le concept O’D(-)NQ (on donne la parole à n’importe qui) vise à rétablir la place que l’individu mérite par sa nature : c’est-à-dire sa double capacité de raisonner et ressentir.

" L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant" (Pascal).

Partants pour reprendre le contrôle de la situation ? 

on donne la parole à n'importe qui - isalys rédige

Tout le monde n’est pas n’importe qui

Le principe de la société se résume en un concept simple : le peuple désigne une minorité de représentants qui définissent des règles de fonctionnement. Dès sa structuration, la société, par essence, facilite le discours des représentants

  1. parce qu’ils disposent de la crédibilité par leur statut ;
  2. parce que dans le cadre de leur métier, ils doivent conserver un canal de communication avec le peuple et donc des moyens performants de transmission de l’information ;
  3. parce qu’ils prennent la même direction globale dans des organes de discussion définis qui facilitent les échanges. Il est plus délicat de faire parler tout un peuple d’une seule voix. Ainsi désarticulés, divisés par des considérations secondaires, nous ne sommes pas pris au sérieux

n'importe qui - nous ne sommes pas pris au sérieux - isalys rédige

Être n’importe qui : pourquoi ça compte ? 

Par essence, puisqu’ils sont représentent le peuple, les régisseurs du fonctionnement de la société « civile » (les individus) visent l’intérêt collectif. Mais le pouvoir offre la grande tentation d’user des moyens de communication pour orienter le fonctionnement vers leurs propres intérêts : profits, positionnement stratégique etc. 

A cet effet, ils suivent un cursus scolaire largement fondé sur le savoir, la culture générale, profondément théorique. Ce cursus n’est en soi ni bon ni mauvais. Tout dépend de l’usage que nous faisons de cet apprentissage. Mais si les régisseurs de la société ne se réfère qu’à ce savoir, ils occultent un pan vital : la réalité terrain vécue par les « n’importe qui » que nous sommes.

En effet, notre place est essentielle, puisque nous faisons l’expérience concrète des décisions qui formatent notre vie quotidienne. Nous détenons la part « pratique » des enseignements à tirer. La part rapportée à la réalité de la vie quotidienne, avec tous les paramètres dont même les analyses les plus poussées ne peuvent tenir compte. Et ces paramètres se rapportent en tout premier lieu à notre nature humaine.

Il est vital de s’affirmer comme n’importe qui, c’est-à-dire de rappeler que l’être humain n’est pas une machine infaillible et constante. Il ne vit pas dans un environnement transformable indéfiniment et indestructible. Parfois, nous avons l’impression de stagner, voire régresser. La seule quête d’une plus grande performance (au service d’intérêts matérialistes) pervertit en fait le progrès.

N’importe qui a le droit a la parole !

Liberté d’expression certes mais qu’en est-il du courage de s’exprimer ? Prendre la parole n’est ni inné, ni facile. Nous n’avons aucune garantie d’être seulement entendu, ce qui est décourageant. 

Pourquoi ? Parce que nous avons le sentiment d’être illégitimes

on donne la parole à n'importe qui - légitimité - isalys rédige pour le Web

Nous avons le sentiment infondé que nous n’aurons jamais assez connaissance des tenants et aboutissants pour défendre notre point de vue. Le volume d’informations est si dense et si évolutif ! Par réflexe, nous adoptons le point de vue d’une autre personne

Un point de vue est considéré comme « solide » lorsque la crédibilité de son auteur est acquise : soit par le cursus de formation suivi, soit par la possession d’un niveau d’expertise. Le vécu n’est pas encore valorisé médiatiquement parce qu’il est souvent défendu de manière isolée par une personne qui ose… Pour une fois

Nous avons la sensation beaucoup plus réelle de parler dans le vide. Nous parlons mais personne ne nous écoute. Pourquoi ? Pour être entendu, il ne suffit plus de prendre la parole à une tribune. Il faut que notre message se propage par les médias, par Internet etc. La guerre est rude pour obtenir de la visibilité. Les règles du jeu ne sont pas équitables (financement, connaissances techniques, réseau et tant d’autres).

Pourtant, nous possédons, par nature, un don indiscutable de prendre la parole : notre bon sens

Parce que n’importe qui a quelque chose d’utile à dire ! 

Notre vie quotidienne offre un espace si réduit à la possibilité de penser par nous-mêmes ! Nous en avons peut-être même oublié la définition du bon sens. Il fait pourtant partie de notre nature humaine.

Le bon sens, tel que j’utilise au quotidien, regroupe les facultés naturelles suivantes : 

  • notre capacité à raisonner à partir de données simples, notre intuition en somme ;
  • en se basant sur des valeurs universelles notamment la quête de bienveillance, de respect d’autrui, d’empathie ce qui permet d’identifier des solutions de compromis ;
  • notre sens pratique, c’est-à-dire le fait de se demander naturellement si un changement est utile, s’il justifie les actions entreprises. Mais aussi de faire une première estimation des étapes à franchir et des potentielles difficultés ; 
  • des émotions constructives : la colère, la peur, l’enthousiasme sont autant de sentiments moteurs qu’il faut écouter puis pondérer. Elles sont la preuve de notre intérêt et nous portent vers l’action. Ces émotions tendent de plus en plus à s’apparenter à de la faiblesse. Mais elles sont, bien au contraire, un réel atout. 

Puisque n’importe qui observe depuis l’arène

Nous souffrons d’un complexe d’infériorité car nous croyons que la connaissance fonde plus la crédibilité et la légitimité que le bon sens. Mais nous commettons là une grave erreur. Les dirigeants se succèdent, chacun défendant ses idées, sa propre interprétation du savoir qu’il a reçu. Le savoir n’est pas objectif. Il ne reflète finalement que les convictions de la personne qui se réfugie derrière lui pour justifier ses décisions.  

Le peuple en revanche demeure à sa place, aux premières loges. Il dispose ainsi d’une longue expérience. Et cette dernière, si elle ne lui fournit pas les termes techniques à utiliser lors des grands discours, regroupe de nombreuses preuves des incohérences du système. Malheureusement, le peuple se convainc de mériter seulement le rang de simple exécutant des grandes lignes directrices des dirigeants. Il est inconscient de la richesse de son propre savoir, de son indiscutable légitimité et la force qui réside dans son nombre

Mon objectif ?

Prendre la parole sur des sujets de société en me fondant d’abord sur mon bon sens, afin de prouver que :

  • nous avons tous assez de connaissances, d’intelligence de situation et d’humanité pour juger objectivement notre société ;
  • notre avenir repose sur notre volonté de prendre la parole. 

on donne la parole à n'importe qui - le temps passe - urgence - isalys rédige

Êtes-vous prêts ? 

©Isalys Roux

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